
Dossier Artistique
Biographie
Arthur Astier (né en 1996 à Béziers) est un photographe et poète français, formé au cinéma documentaire à Paris. Son travail s’inscrit dans une vision du monde traversée par les fractures contemporaines.
Par la couleur, qu’il aborde comme une matière vivante et transformatrice, il compose des images où le réel se trouble et s’ouvre à d’autres possibles. Ses photographies explorent des zones de passage entre présence et disparition, mémoire et projection, et tentent de faire émerger, au cœur du visible, des formes de beauté intactes.
Son premier livre, Les Âmes Vagues Abondent (2022), prolonge cette recherche à la lisière du texte et de l’image.
Son travail a été exposé à Madrid, Montpellier, Toulouse, Nîmes, Lille, etc ...


"Première étreinte" - 2026

"Le ciel cache ses graines" - 2026
10/2025
Salon Art Montpellier stand Artisof
04/2024
“Voyage en Lacaunie” Galerie VSD Lacaune-lès-Bains
03/2023
« Arthur Astier : l’Eau, l’Encre et la Lumière » rencontre à la Médiathèque de Sérignan
12/2021
« Retour à Béziers » Showroom Fleurs de Bitume
11/2021
Salon Art Montpellier stand Galerie Sophie Julien
10/2020
Salon Art Montpellier stand Galerie Sophie Julien
09/2019
La Maison Close Arles
08/2019
Exposition feria de Béziers - Bodega M Béziers
Avril 2022 - Mai 2024
Résidence d’artiste aux ateliers du Château Vargoz à Sérignan
04/2026
"Le Printemps d'Egregore" Galerie Egrégore, La Réunion- Casteljaloux
01/2026
Galeria de arte Juca Claret Madrid
12/2025
Inauguration Gallery1951 Béziers
12/2024
“Chemins de Lumière” Galerie VSD Lacaune-lès-Bains
11/2024
Salon Art Montpellier stand Galerie Sophie Julien
11/2023
Salon Art Montpellier stand Galerie Sophie Julien
10/2023
Galerie Jouve Brown d’Uzès
03/2023
Lille Art Up - Galerie Sophie Julien
11/2022
Salon Art Montpellier stand Galerie Sophie Julien
10/2022
« Au-delà des Songes » au Château Vargoz, Sérignan
07/2022
« Photasmagorie » Domaine Saint-Clément, Saint-Clément-de-Rivière
11/2019
Salon Art Montpellier stand Galerie Sophie Julien
08/2019
Exposition feria de Béziers - Galerie Sophie Julien
Arthur Astier par Christian Noorbergen “Respirations d’univers“ L’explosivité chromatique est le très vivant territoire d’art d’Arthur Astier, artiste-démiurge qui s’ouvre à vif aux confins de la création. Ce photographe-peintre exacerbe le rejet des certitudes plastiques, et son art aventureux et tellurique œuvre sans fin dans l’ailleurs des surfaces. Éclairante et somptueusement voyageuse, son imagination libertaire instaure à chaque œuvre un monde immaculé, brûlant, magique et chamanique, tant il reconstruit l’univers à son gré. « Comment éloigner les ténèbres qui envahissent notre monde ? ». Il expérimente à tout va, et chez lui, comme il se doit, la création échappe à la création, et le “je“ n’a plus lieu d’être dans ce qui le porte plus loin que lui-même... L’ordinaire du réel n’existe plus, et dans l'illimité du regard, son art fascine l'étendue par la majesté de ses couleurs à la fois chaudes, décalées, sensibles, sensuelles et subtiles. Arthur Astier délivre le monde de ses fatigues et dépoussière sans fin l’étendue. Il invente de nouveaux chemins vers la lumière, son véritable horizon. Ce créateur d’instinct, un rien sauvage et frénétique, « photographie ce qui glisse entre les doigts du Temps. ». "Fééries chromatiques" La musique des sphères et les chocs sonores les plus forts, sans concession aucune, lui conviennent à merveille, tant son art relève des plus vives percussions chromatiques. En brutalité apaisée, possiblement tendre et mystique. En absolu lyrisme. Et chaque œuvre paraît fusionnée aux éléments qui s’assaillent, traversée dans les tornades du silence par leur dynamisme, leur instabilité et leur dure énergie… Chez lui la violence des fondamentaux de la matière n’est jamais destructrice. Elle libère ce qui couve sous les apparences mondaines. Dans les veilles du chaos initial, dans ses soubassements chargés et mouvants, dans une érotique de la création, elle est barbare, rédemptrice et sacrale. Chez Arthur Astier l’enchanteur, dans ses paysages inouïs, plusieurs univers plastiques et plusieurs temps vécus coexistent, comme naguère chez Gaspard David Friedrich, avec la possibilité, voire la tentation, d'aller et d’aller toujours plus loin, encore et encore. Comme il a naguère étudié le cinéma (celui d’Andreï Tarkovski en particulier), on ne s’étonne pas de l’extrême fluidité de ses implacables et fabuleux surgissements." Christian Noorbergen, avril 2026

"Esperit Resplendor" - 2025

"Et si c'était trop tard ?" - 2026
Un sort pour éloigner les Ténèbres "Comment éloigner les ténèbres qui envahissent notre monde ? Face à la montée du chaos, de la fracture, et de l’effacement, cette question résonne comme une urgence. Les ténèbres ne se combattent pas à coups de force ou de certitudes, mais par une lumière juste. Une lumière qui ne s’impose pas, ne s’invente pas, mais se révèle, fragile et rare, dans une brèche, un souffle, une absence. Le titre de cette série n’est pas une incantation triomphante. C’est une tentative de réenchantement par un geste lucide et délicat. Le souhait de percer la lourdeur écrasante du monde contemporain par la lumière omniprésente, celle que les ténèbres n’éteignent jamais, mais que la peur dissimule. Je photographie ce qui glisse entre les doigts du Temps. Non pour le capturer, mais pour lui offrir une continuité, une mémoire en mouvement. Mon regard est lent, attentif, guidé par une intuition profonde. Je déclenche quand quelque chose cède, quand une faille s’ouvre dans la matière : un silence qui affleure, un secret qui respire, un souvenir qui remonte à la surface. Alors, la lumière incise. Elle devient entaille, tension vive, cicatrice lumineuse entre le visible et ce qui cherche encore à naître. Dans la retouche, sur écran, je sculpte la lumière comme on modèle une matière sensible, avec l’intuition pour guide et le regard comme outil. C’est un travail numérique, mais organique, incarné. D’abord, je cherche la justesse : ramener l’image à son axe, à sa première vérité. Puis, je me laisse traverser. L’image me parle, me déroute, je voyage ailleurs avec elle. Ce sont souvent les accidents, un éclat parasite, une surexposition inattendue, qui m’ouvrent la voie. Ces anomalies ne sont pas des défauts : ce sont des révélateurs, des portes, les vraies forces vives de la transformation. Lorsque je travaille l’image, ce n’est pas un simple acte de post-production : c’est une danse lente, un corps à corps délicat. Je fais l’amour avec elle, pas au sens métaphorique, mais dans ce qu’il y a de plus vrai : une fusion, un abandon, une écoute fine de ce qui tremble sous la surface. L’image devient une présence, une peau. Chaque geste compte. On s’accorde, on se cherche, on s’éprouve. C’est un dialogue muet entre maîtrise et lâcher-prise, où la lumière et l’ombre s’effleurent, où quelque chose d’indicible se donne et ressort plus fragile, plus intense, plus vivant. Ces images portent les traces d’un monde fendu mais debout. Je ne cherche pas à recouvrir la faille, je l’expose, je l’éclaire. A la manière du Kintsugi, je célèbre la cassure comme lieu d’apparition. Ce n’est pas la blessure que je sublime mais la lumière qui s’en échappe. Elle s’infiltre dans la brèche, dessine une autre histoire, grave une mémoire nouvelle dans la matière. Je ne cherche pas à adoucir la douleur, encore moins à la nier. Je la laisse vivre, respirer en trouvant sa place. Elle devient texture, vibration, rythme. Ce geste n’obéit à aucun idéal de perfection. Il répond à un besoin plus urgent : rendre visible la beauté d’une vérité nue, d’une fragilité qui ne demande ni pardon ni déguisement. Je veille sur le vivant fragile, pas par nostalgie, mais par résistance. C’est dans l’infime que je perçois l’essentiel. Ce qui tient bon en silence. Mes images ne documentent pas, elles pressentent. Elles ne prouvent rien, elles laissent surgir. Elles sont des seuils, des échos, des gestes de résonance. Alors, comment éloigner les ténèbres qui s’immiscent partout ? Pas par la force. Mais par cette lumière juste qu’on ne fabrique pas mais qui se révèle à celui qui apprend à voir. Par la douceur lucide, l’attention radicale qui refuse d’oublier la beauté. Ma voie est celle du réenchantement, une forme d’amour debout. Un amour qui relie, qui répare, qui éclaire. Même dans les ténèbres." Arthur Astier, novembre 2025

"Les Âmes Vagues Abondent" (2022)
recueil de poèmes et de photographies


Exposition à la Galerie Egrégore, La Réunion-Casteljaloux, avril 2026


Exposition Art Montpellier 2025, stand ARTISOF

